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mercredi, 28 novembre 2007

Hostie de crisse de temps des fetes a marde

Hier en lisant les commentaires laisses par Phil maniant la pelle a neige dans son Canada lointain, j'ai repense a cette excellente histoire qui me semble être de saison.

 

Voici donc le récit croustillant d’un couple de français qui vient tout juste de déménager au Québec.

1er AOÛT
Nous venons d’emménager dans notre nouvelle maison au Québec. C’est très beau ici. Tout est si immense et sauvage, et les montagnes sont si majestueuses. J’ai très hâte de les voir recouvertes de neige, et de voir le fleuve pris dans la glace.

1er OCTOBRE
Québec est le plus bel endroit du monde. Les feuilles des arbres ont pris toutes les teintes possibles de rouge et d’orange. Nous sommes allés nous promener en montagne et nous avons vu des chevreuils. Quelles créatures gracieuses ! Ce sont certainement les plus beaux animaux de la création. Cet endroit est le paradis sur terre ! Je l’adore.

1er NOVEMBRE
La saison de chasse au chevreuil commence bientôt. Je ne peux pas croire qu’on puisse tuer un si bel animal. J’espère qu’il neigera bientôt. J’aime vraiment le Québec (sauf en ce qui concerne ses lois sur la chasse, bien sur, mais il est vrai que nature et sauvagerie vont un peu de pair…)

1er DÉCEMBRE
Il a neigé hier soir. Nous nous sommes réveillés ce matin pour découvrir que tout était devenu blanc. Une vraie carte postale ! Nous sommes tous sortis et avons fait un combat de balles de neige. C’était vraiment le pied ! Quel bel endroit ! L’air est pur, tout est propre et blanc. C’est magnifique !

10 DÉCEMBRE
Encore de la neige hier soir. C’est merveilleux ! La charrue nous a encore fait une petite blague dans l’entrée. (les québécois appellent "charrue" le camion-deblayeur qui pousse la neige hors des chemins. Une autre de leurs cocasses expressions si typiques…) Les Québécois sont sympas… De bons vivants qui aiment s’amuser malgré la neige et le froid, quoi!

15 DECEMBRE
Encore de la neige hier soir. J’ai été un peu embêté hier parce que je n’ai pas pu sortir la voiture de la cour pour aller travailler. La neige, c’est très beau, mais j’avoue que je suis un peu épuisé de pelleter. "Crisse de charrue", comme disent si typiquement les Québécois ! "Crisse" est un juron utilise par les habitants de ce pays ayant une tradition catholique très imprégnée. Les habitants semblent l’utiliser assez fréquemment, à cause de l’hiver peut-être… A éviter quand même, car il s’agit d’une expression vulgaire, me disent même les gens d’ici. Je crois que leur manque de vocabulaire amène les Québécois à utiliser ce juron plutôt que des expressions plus recherchées.

21 DECEMBRE
Il est encore tombé de la merde blanche hier soir. Tu ne le croiras pas, mais j’ai des ampoules plein les mains à force de pelleter. Je crois que le gars de la "charrue" se cache dans un coin de la rue et attend que je finisse de pelleter pour remplir la cour à nouveau. J’ai d’abord cru qu’il nous faisait ça parce que nous étions nouveaux au pays, mais je crois maintenant que c’est parce qu’il est fondamentalement un câlisse de chien sale. ("Câlisse de chien sale" est une expression parfois employée par les gens d’ici pour désigner les gens avec qui ils ont des conflits ou qu’ils n’aiment carrément pas.)

25 DECEMBRE
Joyeux Noël ! "Hostie de crisse de temps des fêtes à marde", comme ils disent parfois ici. Il est encore tombé de la tabarnac de neige ("Tabarnac" est un autre juron catholique qui vient du mot tabernacle"). Un Noël blanc, c’est bien beau, mais n’empêche que si jamais je mets la main sur le câlisse de chien sale qui conduit la charrue, je m’en vas y faire faire un hostie de boutte sur les coudes. Autre expression typique, mais tu commences à t’en foutre, des expressions typiques… Je ne comprends pas pourquoi ils n’épandent pas plus de sel (ils disent "calcium", ces cons…) sur les routes pour faire fondre la glace.

27 DECEMBRE
C’est pas croyable, mais il est encore tombé de la crisse de neige hier soir ! Et ce matin, on se les gèle à se les fendre ! Ça fait trois jours qu’on n’est pas sortis de la maison, sauf pour pelleter la tabarnac d’entrée à chaque fois que le câlisse de sale passe avec son hostie de charrue ! On peut pas aller nulle part. Le char (Ils disent "char"au lieu de voiture parce qu’ils ont tous la bouche gelée) était pris dans une véritable montagne de neige. Quand j’ai eu enfin fini de tout gratter,le crisse de bazou voulait pu partir à cause du frette ! Y faisait moins vingt-sept à matin, calice ! Ça se peut presque pas ! Avec le facteur vent à marde, ça faisait moins 44 Celsius ! Incroyable ! Tu vas pas pisser dehors avec un temps pareil, j’te jure ! Sauf que nous, il faut qu’on aille pomper l’eau à bras dans le hangar à côté… Si on avait su, on aurait acheté une maison avec pompe électrique et puits intégrés comme eux ! En plus d’être un peu cons, ils doivent pas avoir la bite grosse en hiver, ceux-la ! Québec, pays des bites gelées ! Ha ! Ha ! Ha ! Ce midi, la gonzesse de la météo a annoncé qu’il ferait un peu plus chaud mais qu’il allait tomber 10 pouces de plus de neige à soir"… Dix pouces, c’est la longueur de ma queue (sans blague !), et ça fait dans les 20 centimètres…

28 DECEMBRE
La gouine de la météo se l’est mise complètement dans le trognon, la connasse ! On en a eu pour 24 pouces de c’te calisse de marde-la ! 24 pouces, crisse de calisse de tabarnac ! Soixante centimètres ! Non, mais tu te rends compte ? Ça sera pas fondu avant l’mois d’août, ça, calvaire ! Pis tu le croiras pas, mais la charrue est restée prise dans le banc de neige en face, pis l’hostie d’écoeurant qui la conduit est venu cogner chez nous pour demander s’il pouvait emprunter ma pelle ! Après lui avoir dit que j’avais passé au travers six pelles pour pelleter toute la marde qu’il m’avait poussée dans l’entrée, j’y ai cassé la septième sur sa crisse de tête de fif!

30 JANVIER
On a fini par sortir de la maison aujourd’hui. On a enfin pu se rendre à l’épicerie pour acheter de quoi manger, mais en revenant un calisse de chevreuil s’est crissé devant le char pis je l’ai fessé. J’ai pour 3000 $ de dommage! L’hostie d’imbécile m’a vu arriver, j’ai klaxonné, mais y est resté là à nous regarder foncer sur lui comme un crisse d’innocent ! Comment ça se fait que les hostie de chasseurs les ont pas tous tués au mois de novembre, ces hosties de pourritures-là ? J’ai jamais pensé qu’un animal puisse être si stupide!

1er MAI
J’ai emmené le char au garage. Y’est plein d’hosties de trous ! Plein, d’un boutte à l’autre, calvaire ! Y a pas six pouces carrés qu’y a pas de rouille, calice, à cause de l’hostie de calcium qu’ils mettent partout dans les chemins, c’te gang de tabarnac d’épais-là ! Ça peut ben leu couter cher de vivre icitte, hostie de calice ! Y scrappent un char par année, c’est sur, à marcher d’même, gang de tabarnac !

30 MAI
Marie-Maude pis moé, on a décidé de crisser notre camp en France*. La neige a même pas fini de fondre dans le bois que les hosties de maringouins pis les tabarnac de mouches à marde commencent à sortir. On peut même pas prendre une bière dehors sans n’avoir plein à face, calice, moi qui voulait profiter de mon beau lac ! J’en ai plein le cul du Québec ! J’peux pas comprendre qu’y aille du monde assez innocent pour
rester dans un crisse de trou pareil !

* D’autres déménagent en Floride !

 

Evidemment, rien de tel dans ma jolie rue de Fairview ou l'herbe est bien verte. Seuls les quelques jolis flocons de papier qui ornent mes fenêtres et les décorations qui commencent a fleurir devant les maisons nous informent sur la saison en cour.

Juste pour faire ma Gillot-Petre de base, il ne fait que 2 le matin, 18 degrés l'après-midi et 28 sont annonces en fin de semaine. Je commence donc mes journées en collants-bottes-écharpe et les termine en tong-tee-shirt. Je trouve que mon sapin de Noël fait carrément anachronique dans mon salon, mais j'arrête la toutes récriminations, car tant que je peux continuer a prendre mon café-clop dans le jardin ...

Queen Mother va mieux, elle a repris du poil de la bete. Merci pour toutes les pensees, les emails et les SMS. 

 

mardi, 27 novembre 2007

SVP

C'est en mode mortel-chacal que je suis ce soir.

Peinée a mort, chagrin et douleur qui me prennent les tripes. Genre que tu pleurs tout le temps, que tu penses que tu vas mourir de malheur, que rien ne peut arrêter tes déferlantes intimes, même pas tes boulettes de minis, que tu n'es qu'une petite fille qui ne veut pas grandir et qui ne veut et ne peut pas faire face aux vilaineries de la vie.

No panique Buddy, y'a pas mort d'homme, juste une accidentée de vacances qui m'est très très proche. Putain, ça fait mal. 

La, tu vois, je chiale, je pleure ma mère, mon père et mes frères, mais surtout ma mère. Ajoute a ça la petite déprime du lundi soir ou celle du retour de long week-end, je ne sais pas, je m'en fous, je pleurs.

Je veux un doudou, un truc un peu moins maladroit qu'un mari bien intentionné qui mentionne sa mère en comparaison, GRRRRR ...

Queen mother est rentrée vendredi de la clinique de la foret noire que même en Bourgogne je peux en imaginer une, sauf qu'ils m'ont change ma Queen Mother et que je réclame celle d'avant.

Et y'a pas que dans les berceaux que ca se passe. Ils ont du se planter dans les lits. C'est pas la mienne, celle-la, j'en veux pas, elle marche au ralenti, genre Mère-grand de 14-18, voix de merde et tout le machin.

Je réclame donc celle qui m'enquiquinait a m'appeler trop souvent, celle qui me fait rugir de fureur avec mon surnom débilos que JAMAIS vous ne saurez lequel. Celle qui était toute pimpante, celle qui avait besoin de son sirop de rue pour vivre son quotidien. Celle qui sautait encore a la corde a 73 ans, cet été, avec mes nymphettes ... je veux ma Chabada XVI ieme. Mon catalogue, ma re-de, ma Burberrys-Shalimar-number5, ma ra-la-la, mon plus a moi !

L'emmerdeuse number One de mes cauchemars. Celle sur qui je peux compter cote indiscrétion totale.

Parce que la, tu vois, je suis perdue dans mon Texas, je pleure sur la voix que je ne reconnais pas.

Je veux pas de ces coups en douce de salope de vie, j'suis pas assez grande pour tout ça. 

J'envisage même de faire un aller-retour surprise pour chambouler le quotidien. Ca c'était la pensée du lundi soir. Bien sur qu'on s'engueulera, bien sur que je vais être désagréable, mais c'est pour mieux la bousculer, mon enfant.

Bref les amis, j'ai un chagrin, j'suis pas sure de m'en remettre en deux jours.

J'ai failli étriper mes gredines, j'ai mélange mes déceptions sociales franco-locales, mais j'y suis pour beaucoup . Mes amies de la vie ont d'autres soucis. Je regrette ce soir de perdre le fil avec mes lointaines. Sandy si tu me lis, je pense a toi.

Bref la c'est total recall dans mon royaume.

Love you

 

lundi, 26 novembre 2007

Wild turkey et action de Grace


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VLAN, quelques 25 degrés de moins en l'espace de 24H dans ma gueule de pétasse en nuisette passée direct en mode jogging has been vintage de chez VS.
Sooo sexy bouffie.
 
 
W-e de Thanksgiving ou comment je bouffe de la dinde a tous les repas.

Chaude, le premier jour, accompagnée de sa gravy gélatineuse et de sa mash potatoes en sachet ( plaisir suprême d'une des locataires de la maison, bonheur des cuisinières du dimanche). Aux oubliettes le gratin de patates douces recouvert de marshmallows fondus, parce que faut pas charrier, mon adaptation aux coutumes locales a parfois des limites.
Froide, le deuxième jour, accompagnée de sa sauce bourguignonne, importée spécialement pour les fêtes de son Carrouf' natal, ou de la mayo pour ceux qui n'ont pas de goût.
Simplissime, pour son ultime représentation a notre table, accompagnée d'une gorgée d'eau a chaque bouchée pour faire glisser. Si c'est pas classe ! 
 
MMMMM, delichieuse mon Chéri ta volaille, pas sèche du tout, un régal, surtout la farce ...
Cris d'hystérique de moins de 13 ans ( feel like sixteen. Comme le weather, on t'annonce 4 mais tu feels comme si il faisait 2, quelle arnaque ) a l'annonce des ingrédients composants la dite farce, whisky, livers, chaire a saucisse ... et des echalottes ma Lolotte ! ...
Au-lit-si-t'es-pas-contente-et-resservie-au-petit-déjeuner-si-tu-insiste
s-ispece-di-counnasse.
 
Et toi ? Ta volaille tu l'aimes comment ? Tu hésites encore ?
Si tu es comme moi, petite, grosse et mal coiffée, mais que tu baises quand même, rejoins moi et envoies vite tes dons a la SPDDEL.
Je t'aiderais a trouver le chemin qui mènera aux bonheurs simples de la vie du terroir.
N'oublie pas la SPDDEL, car elle, elle ne t'oubliera pas.
Ceci était un communique de la SPDDEL.

Vu le temps de cow-boys des hautes plaines que nous avons eu pendant ces quelques jours, j'ai pu faire la mariole avec mes bottes trop campaaagnes-chasse-et-pêche assorties aux chemins de terre buissonnière.
Je me la suis pétée dans mon jean trop neuf que le truc en haut de la cuisse gauche que l'on voit sur la photo me chatouille la narine quand je visionne le cliche et que j'ai garde l'étiquette sur la fesse gauche toute une journée que ça a bien fait marrer ma basse-cour.
Et j'ai pu mettre mes gants tendance froid-polaire-de-l'année-dernière plus tôt que prévu. Même si ça te fait les doigts très épais et que tu as du mal a tenir ta gaule en main, eh bien, une fois dedans, t'as plus le choix, tu ne mouftes plus. T'es contente, parce que  tu as bien chaud.
 
La campagne texane un 22 novembre c'était un "so" quelque chose, un peu comme un "ta mère" mais en moins drôle. Genre :
 
So gelée que j'avais peur de rester les fesses collées au ponton
So temps pourrave qu'il fallait prendre un bain dès quatre heures voir toutes les quatre heures.
So crachin breton sans crêpes, qu'il a fallut manger des pop corns caramélisés.
So feuilles d'automne détrempées et paysages de terre pas si lointaine que je me suis cru dans le Doubs ou dans le Jura.
So enfants sauvages retrouves frigorifies la nuit tombée droits comme des stalagmites qu'il fallait les faire fondre devant la cheminée.
So jeux de société avec une tasse de thé brûlant que je me suis brûlée.
So la loose quand je me suis faite gauler au Monoply par le banquier entrain de filer des dollars sous la table a mes nenettes fauchées ( ça promet ).
So en allergies dans la cabin en naphtaline du fond du bois joli que j'ai du me shooter aux antihistaminiques et faire des infidélités a Stilnox.
 
Mais pour la cinquième édition, c'était pas mal du tout.
 
 


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mardi, 20 novembre 2007

Stereotapee

Un crachat est tombe a quelques pas de chez moi. Pas vraiment au centre, pas tout a fait a cote. Éclaboussures de blog.

Et ça me dérange.

Des vérités dans lesquelles je pourrais même me reconnaître si je ne butais pas sur ces lieux communs.

Pour les plus faciles, il va falloir fermer les yeux sur ce pyjama en soie, sur ce patchwork vintage dont les couleurs me dépriment déjà, sur ce fond de tequila abandonne dans au fond d'un verre ( such a cliche, un verre de vin suffisait ! ), sur ce sol en marbre, sur ces sandales pomponnées qui jurent avec mon vernis a ongles écaillé ...

Allez, encore un effort et je serais presque chez moi.

Non.

Toujours ces foutues lapalissades.

Les matins a la maison, c'est pas de la Ricoré. Beaucoup de bruits et d'agitation, de bouches ouvertes, de cheveux ébouriffés, de miettes, de céréales éparpillés, de toasts crames abandonnes et de découragements mêlés. Personne n'est jamais tout a fait a table, tout le monde a toujours une fesse en l'air. En DH imperfect, je surveille du coin de l'oeil, prête a fuir avec mon mug de thé déjà trop froid.

J'embrasse quand je veux, qui je veux et ou je veux. J'accompagne H et ma portée par choix et non par devoir. Quelques fois, je les jette même dehors.

Basta.

Après oui, je deviens Sblabla. Avec ses vomissures, ses peines, ses joies, ses bonheurs, ses regrets et ses envies que vous lui connaissez. Mais ici ou ailleurs, je ne suis pas pas véritablement celle qui est décrite et ça me gêne.

Bobo ? Je ne crois pas, mais j'aimerais assez. Si c'est comme Riri, Fifi, Loulou, ca mange pas de pain, que de la brioche assis en tailleur sur un tapis persan et on fait tourner s'il vous plaît ! Malheureusement, je me vois plutôt comme une petite bourgeoise décoincée qui tente de sortir du troupeau. Ce n'est même pas encore tout a fait ça. La, je me péjorative toute seule et je n'ai pas envie de me mettre en case vu que je suis déjà en cage. 

L'expatriation ? Choix commun. Mon problème actuel est que je n'ai justement aucune envie de rentrer en France. La peur au ventre est déjà la. Tant qu'a s'enquiquiner je préfère le faire ici, ça me donne des excuses. Autruche en promotion au rayon des dindes.

Sinon, je me verrais plutôt dans un mas provençal, sur une plage surpeuplée de cagoles ou bien très privée, qu'a patauger et a m'humidifier le corps dans la verdure normande.

Ce qui ne connaît pas de frontières par contre, c'est ma fuite en avant. Ici ou ailleurs, mes bobos sont a soigner et ma vie a transformer.

Je ne serais pas entrain de me justifier la vie ? J'aime bien la provoc' mais pas la méchanceté, alors a prendre au premier ou au second degrés, va savoir. j'ai pris ce que je voulais.

Ça m'aura au moins permis de changer de post, de maronner un peu et de sourire entre deux grincements de dents !

 

lundi, 19 novembre 2007

Let it snow

Il y a des matins ou l'on ne reconnaît plus rien. Et je ne parle pas de mon frontyard enneige. Il fait encore 18 degrés a 8:44 AM, faut pas rêver l'ami, le feu de cheminée, les joues rougies et l'onglée, c'est pas pour demain.
Il n'y a qu'à mes fenêtres que je puisse voir des flocons. Hier, j'ai tente de mettre un peu de fraîcheur dans cette journée de novembre.

J'ai sorti les décorations de Noël. Un peu tôt je vous l'accorde, mais comme je fais un peu ce que je veux avec mes cheveux ternes et trop courts que je ne peux même plus faire genre crinière en arrière, je merde la populace.

J'ai vide ma grosse caisse en plastique rouge et verte spécial Christmas ( si c'est pas du Bree ) et j'ai décoré mes fenêtres de snow-flakes. Je ne suis pas encore prête pour le sapin, faut être festive et je ne le suis pas. J'ai même allume une bougie senteur pumpkin cake ... je fake a mort, manquerait plus que les chants de Noël des grands magasins pour me faire dégobiller ma douleur et me faire pleurer de chagrin. Un bon gros sanglot des familles, soigneuseument tapi dans mes profondeurs. Mais t'inquiète l'inconnu, il est la et n'attend qu'une lésion de plus pour faire son coming out.

J'ai donc trie, trieeee-eeeeee Aline pour me calmer. Je les ai scotches pour rafistoler mon propre déchirement. Le système n'a qu'a moitie marché, pendant que les bras oeuvraient, la tête était ailleurs. Évidemment.

Il n'y a pas seulement qu'en soirées qu'il est facile de faire dérailler le petit train du bonheur. Hier, c'était a 13:45 que le mien a dérapé. Il s'est emballe et a fait un joli bras d'honneur a ma douceur.

Mais Blabla, qu'est-ce qu'il ne va pas encore ?

Boh, rien de grave, une Queen Mother hospitalisée. Une première ! Une affaire qui n'était pas prévue. Pas mort d'homme, je vous rassure, sauf si l'anesthésie foire. Je suis pile en attente du coup de fil salvateur. Mais comme je suis une fille détendue, je n'y pense que toutes les cinq secondes.

Un mari qui a décidé de jouer au méchant. Il semble avoir été échangé dans la journée de dimanche contre un type plutôt antipathique et un peu con. Je sais c'est très mal de dire ça, mais que voulez vous  je suis encore toute chamboulée. Parait-il que j'y suis pour quelque chose, mais la vraiment, même en cherchant bien, je ne vois pas. Une susceptibilité a fleur de peau, une impolitesse grandissante, un irrespect empoisonnant, ça, j'avais remarque. Je patauge et je ne suis pas sa wonder woman. Cette ambiance commence a me courir sérieux.

Constat du matin, le manque de sex rend hargneux. Le manque de tendresse attriste. Mais ce n'est pas mes sujets de these du moment. Pourtant j'aimerais bien développer avec vous, parfois.

Mercredi soir nous sommes censés partir nous aérer le neurone a quelques heures d'ici pendant le break de Thanksgiving. De loin, c'est très joli, en plus y'aura de la dinde rôtie au menu, mais pas je ne suis pas certaine de pouvoir remettre le wagon en route d'ici la. Cheminot c'est un vrai métier !

samedi, 17 novembre 2007

Before-After-Forever FOUR

 L'homme n'est plus a présenter !
C'est le petit Prince de la nuit, incontournable et adorable.
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  Zia

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Rappel :

Pour participer aux Before-After-Forever, c'est pas complique. Il vous suffit d'envoyer a cette adresse blabladenana@hotmail.com
une photo de vous enfant ou adolescent et de prendre une photo de vous maintenant dans la même pose que la première.
 

 

mardi, 13 novembre 2007

Decousue

Version off, relâche, temps mort, voila la nuit.

H s'active en bas, je m'ennuie. Rien a proposer.

Ensemble et seuls, nous sommes coinces dans nos bulles respectives. Ensemble, seuls et séparés. Nos aspirations sont différentes mais nos chemins se rejoignent sans cesse. On se frôle, on s'enchaîne. Respirations a l'unisson. C'est fort et c'est léger. C'est tout et c'est rien. Ça va.

Boring.

Je l'entends. Je connais ses bruits, invisibles mais tellement prévisibles. Il me gêne et m'agace.

Il est penche sur son clavier au milieu de son joyeux bordel. Amas de feuilles, de factures, de CD qui s'étalent sans complexe dans la poussière infinie des jours qui passent. Des fils disgracieux pendouillent bêtement le long de la tapisserie. Spaghettis noircis, fissures de mur, je vous hais. Un vieux laptop décédé sur la gauche, des piles rechargeables perdues sous sa chaise. Un désordre intime, un je-m'en-foutisme masculin de choses oubliées, que je déteste profondément. On cherche le respect dans des endroits bien surprenants. On s'arrête parfois sur un quotidien qui s'endort. Ça me gratte, ça me démange, mais pas encore assez. Ça pourrait même me faire hurler comme une vieille tringle a rideau. Je n'ai pas le don de masquer mes nuits. Juste celui de me réinventer mes jours.

Il sort, s'étire, allume une cigarette, la troisième de fin de soirée, tour de jardin, rentre, se racle la gorge, prend son verre d'eau. Clavier, étirements, cinquième cigarette, jardin, gorge, trois fois, verre d'eau. Rideau.

Je m'enquiquine, roulée en boule dans mes humeurs.

La maison est bien plus silencieuse la nuit qu'en pleine journée. Le silence est diffèrent, profond, perceptible, plus franc. C'est a ces heures que je m'éloigne. Je vais distiller sur ma place publique ce labyrinthe de pensées anodines. Elles sont faites de tangentes, de parallèles et de perpendiculaires. Je gomme, je rafistole, je gribouille, je rature. Insignifiante ou non, je m'en moque, c'est mon intimité, ma profondeur relative. 

Je pense a lui, je pense a elle. J'imagine, je soupire, parfois moqueuse, souvent songeuse. Je me laisse porter. Je me permets certains détours. Personne ne sait, personne ne doute. Et si ma vie parait passive, terne parfois ou juste en vitesse de croisière, j'en réinvente certains épisodes. Pures créations de l'esprit, de moments futurs qui peut-être ne prendront jamais vie, de moments passes qui ne seront plus, édulcorés. Je suis myope et je m'astigmatisme le souvenir.

En ce moment, je ne rêve plus. La nuit, mon sommeil est artificiel et de courte durée. Un stricte nécessaire qui me permet d'être aimable et d'éviter le roquet qui comate en moi. Le jour, je suis sous anesthésie très localisée.

Rien de bien extraordinaire. Ça va. Mon cruise control est toujours bloque sur le roller coaster de mes humeurs.

J'ai pousse plus loin les emmerdeurs. Je ne sais plus si je sais vraiment aimer. Profiter, savourer, murmurer, frissonner ? Ma notion de plaisir s'est evanouie une nouvelle fois.  Je hais tout ces gens, je les fuis, je me terre, je me tais, toujours ce stricte minimum. Mais je suis encore bien trop polie.

Je ne suis pas belle. J'ai le sein doux mais lourd, le coeur décroisé, la peau fripée. Mes pores sont asphyxiés, j'ai perdu des pixels. Même pas en crise, juste en gêne.

 

vendredi, 02 novembre 2007

Gummy crunchy yummy candy

 

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 Mummmmyyyyyyyyyyyyyyy, j'ai tout vomiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ...
 
  
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Voici le butin 2007, moins une grosse centaine. 
 
 
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Mais Blabla, que vas-tu faire de tout ça, a part une crise de foie ?

Les grignoter un a un devant la télévision jusqu'à ce que mort s'en suive, bande de malins !

Mes odieuses ont eu le privilège d'en garder 20 chacune. Hurlements, pleurs pour certaines, menaces pour d'autres et minauderies de dernière minute. Je n'ai pas faibli. Rassurez vous les perfides en avaient déjà avale pas mal, d'où cette fameuse petite gerbe nocturne (a la suite de laquelle, je n'ai pas bouge d'une éponge. Un seau prévu a cet effet, avait été nonchalamment déposé dans le couloir, juste a cote des draps propres, entre deux portes. )

J'avais prévenu, j'avais prévu ! 

Pendant le partage, la bande très organisée en a profite pour en planquer un peu partout dans la caverne d'Ali Blabla, j'en suis a ma troisième cachette. Manque de bol, elles ont a faire a plus fort qu'elles et vu que j'ai un peu le même age mental. Fastoche ! Pensez pas que je m'ennuie la journée, entre le tri des bonbons, les photos et la chasse aux trésors.

Je suis infâme, a la place des bonbons, je laisse les emballages vides. Hehehehehe, je rigole toute seule de mon forfait.

Donc le gros reste ( les deux dernieres photos ) ira a mes bonnes oeuvres perso: au bureau de H, comme ca il se fera vite de nouveaux amis et distribrution aux feux rouges. 

 

 

Rappel : les petits Before-After-Forever sont attendus en coulisses !

Pour les modalités, tapez A, cliquez sur B-A-F.

Draculette a mis ses soquettes

Bonne soirée d'Halloween hier, et sans prétention, j'ai winne de partout !
 
Pas difficile, le zombi a ete retenu par une conf'call et n'a pas pu se deguiser comme il l'aurait voulu. Il a juste pris le temps de mettre sa cagoule en plastique immonde aux yeux retrecis-glow-in-the-dark, d'enfiler sa tunique de mort-vivant et d'essayer de m'impressionner avec la photo de ce en quoi il aurait du etre.
Pas con, idée a garder. Je pourrais brandir une photo de moi quand j'etais bien, essayant de convaincre que ... non rien.
 
Sa pirate de femme etait plutot en sexy lady, mais tout droit sortie de chez Party City. Du tout pret a demouler. Elle fut visiblement tres embarrassee par la profondeur de son decollete, tirant inutilement toutes les cinq minutes sur son bout de dentelle ! Cachez moi ce petit 85 B que nous ne pouvons voir ... ca m'a beaucoup amusee.
 
Mis minable le zombi-americain, carpet la pirate du texas, down Miss Understood-voisine-de-gauche ... le reste je ne peux pas en parler vu qu'ils ont tous fait "grande gueule petites pattes" et ne se sont pas deguises, ou tres peu.
 
Idem niveau potluck, les frenchis ne savent pas que faire des quiches, des crepes et des eclairs aux chocolats, vas savoir Oscar !
Impressed par les pizzas et par le lemon cake tout beurre pur sucre. Le gentil zombi a meme envoye sa lady quemander la derniere part aujourd'hui.
La vinasse du soir, finalement c'est Dracula et Culette qui ont bu et tous seuls. Certainement consideree comme une soiree avec enfants donc sans alcool, I presume. Josette a donc bu sa piquette.
 
Quand au verdict de la robe longue, j'etais saucissonnee a souhait, bien boudinnee, les bretelles me sciant soigneusement les epaules. J'ai reussi a bien me cacher dans ma cape magique de Culette.
J'ai perdu quelques kilos, certes, mais reste encore beaucoup de travail avant de redevenir ce que je fus ( cf la photo que je devrais brandir ) ... 4 ans deja ou ma vie sans MNM'S, pizzas et autres douceurs locales !
Et c'est pas avec les saletes que je me suis enfilees cette semaine que je vais perdre tous ces pounds !
 
Le treak or trick du quartier fut par contre decevant. Moins de maisons a devaliser, moins d'enfants dehors, pourtant il faisait doux et la nuit etait claire.
Deux maisons avaient ete scenarisees avec un soin particulier. 
Habillees de grandes baches noires menant a l'entree ou au jardin, epaisses fumees, musiques de film d'horreur, tombes fraichement creusees, morceaux de cervelle, de bras et de jambes dissemines dans le jardin et debout raide comme un piquet La Mort qui nous attendait avec sa faucille a la main a cote de la sonnette ( hehehehehe, l'annee derniere c'etait la meme maison mais avec une mariee morte assise dans un coin attendant le chalant pour lui faire peur, donc la, pouvait toujours essayer j'etais prete !!! ). j'ai quand meme eu peur. 
 
Encore une bonne soiree d'Halloween comme je les aime.
 
Ce matin cohue dans les magasins pour les soldes de costumes et autres merdouilles. Sans faire expres, je me suis degottee une grosse boule de cristal avec une tete animee de vieille sorciere au nez crochu, pour quand je serais en France et que je pleurerais sur ces bons moments passes ... et deux trois paquets de MNM'S pour les coups de stress.
 
 
 
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