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jeudi, 28 février 2008

La roulotte et sa romanichelle

Voila c'est fait, je quitte les lieux Haut et Fort.

Deux déménagements en moins de 6 mois, ça va être chaud.

Bon ok, celui-ci est plutôt bien maîtrisé et je suis coachée-serrée de part et d'autre.

Vous pourrez désormais me trouver a cette adresse :

http://www.blabladenana.com/

 

N'oubliez pas de changer toussa dans vos tablettes, d'apporter éventuellement une bouteille de champ', de rhum ou de bon vin, je m'occupe du reste.

Quand a l'autre BIG moving, on en reparle très vite. Pour le moment je joue les Cinderella lessiveuses de murs, j'ai une équipe de HDTV qui est venue m'aider a la tache, conseils de déco bien ricains ( Pffff ... comme si j'en avais besoin, ton un chouia prétentieux ), ces gens ne sont décidément pas comme nous. Remise en état de la cabane qui sera mise en vente des demain. Je vous ferais une photo de la jolie pancarte plantée dans MON front-yard.

Ça y est je chouine.

Une étape de plus dans ma vie de romano. Je ne sais plus bien si je gère vraiment le bordel et les ajustements a venir. Alors comme d'habitude je ferais semblant et je rirais a gorge déployée a en faire péter le verre en cristal.

Bien évidemment on en reparle très vite.

 

mercredi, 27 février 2008

I definitely can't tell you everything BUT ... part II

Voici la chaîne cru 2008. L'ayant déjà faite le 27 decembre 2006 je reprends l'originale de couleur noire et rajoute d'autres réponses en rose.

 

... voici une de ces petites chaînes blogospheriques qui m'amuse tant ... chez les autres !!!

Merci Ma Fée.

Deux années se sont écoulées, je remercie donc cette année la belle Ambiome pour le cadeau. Rebelote donc des 6 choses débiles que vous ne savez pas de moi. Bon en tout ça fera 10.

Que vous dire que vous ne sachiez déjà ??

5 choses, marottes, méfaits, défauts, vie courante, dissimules ou non qui font partie de moi.

Voyons un peu :

J'ai relu et je trouve que j'ai quand même mis des trucs vachement intimes a l'époque, enfin, ça ne m'arrête pas pour autant. Je continuerais donc dans la même veine :


1) Lorsque je suis crispée et très agacée, je recroqueville mes doigts de pieds dans mes chaussures.

En tongs, en Converse ou sur des talons, même combat : repli subtil des doigts de pieds comme les cornes d'un escargot ... et alors, un souci !

1) J'ai depuis peu de fortes crises d'angoisse que je ne gère pas du tout, je m'aperçois avec difficulté que l'on ne peut pas tout gérer dans sa vie et que c'est bien dommage, enfin parfois. 

 

2) J'ai nique dans un oeuf au ski avec H ... et ça me fait rire rien que d'y penser !

Et hop un zippage- dezippage de combi ...

2) Je rajoute que ma première fois eut lieu dans un grenier.

 

3) J'ai failli me refaire les seins il y a deux ans et demi. En enlever un peu, les changer de forme aussi, so what ??

Prise de rendez-vous puis annulation, trop les chocottes. Ça serait bête de mourir sur une table d'opération et de laisser derrière soi une famille simplement par coquetterie ! H n'était pas forcement hypra partant.J'avais trouve une combine pour les faire passer pour un handicap et donc me faire rembourser ... dommage Eliane !

( Concernant la photo de l'eurotorsovision: je me suis creuse le buste, habile finaude ! )

3) Toujours les seins, je trouve que c'est une partie particulièrement douce et agréable a regarder, je ne me gêne donc pas et regarde ceux des autres. En tableau, en sculpture, quelqu'en soit la forme, la légèreté ou la lourdeur.


4) Je déteste faire l'amour le matin ... je ne me sens pas très fraîche et j'ai du mal avec les haleines de chacal !

Anyway ... comme je suis une fille facile, gentille et conciliante ...

4) Finalement, j'ai changé d'avis, je m'en moque, je reste sur le ventre. Comment je peux dire des trucs pareils.


5) J'ai pique un Monopoly a Singapour en 93 ( sans raison valable et ça aurait pu nous coûter gros ) et un rouge a lèvre au Monoprix en 84 ( pour faire la fière auprès des caïds de ma classe ) ... je me suis faite attraper pour le rouge mais pas pour le jeu.

Pas très malin, le directeur était un très bon ami des parents ... je n'ai pas remis les pieds la-bas depuis 22 ans et de désespoir je me souviens avoir pense me suicider avec les ciseaux qui étaient sur son bureau ! Depuis je suis sous tranquillisants ... JE JOKE.

5) J'ai de plus en plus envie d'utiliser des substances illicites.

 

Vraiment merci, heureusement que je suis loin et que je ne suis pas prête de vous rencontrer !

Enfin la, c'est râpé, maintenant que vous avez le son et l'image. En plus j'en ai rajouté, et vraiment j'étais pas obligée de charger la mule !

 

C'est quand même avec beaucoup de plaisir que je compte sur Contessa, 4Largo, Opio, Dorothee pour faire passer le relais et leurs vérités !

Alors je refile la chose a Mrs Clooney , Hervé , Miss Chacha , Esther  Fanch parce que les autres ils l'ont déjà fait et a Caro, Lovely lady, Tybeau dans les commentaires !

Autre chose

"Je vais prochainement déménager chez over-blog".  

samedi, 23 février 2008

Comment j'ai refuse de coucher avec Brad

OUi, oui tu as bien lu.

Et je suis sure que ça t'épate toi la-bas derrière ton écran, que ça t'en bouche un coin cette histoire d'amour avortée.

Des jalouses, des jaloux dans la salle ??

Mais j'ai dit non, je suis restée droite et forte.

Il n'y aura donc pas de larmoyants, ni de soupirs a fendre l'âme, ni de torrides échanges avec Brad du genre :

" Notre amour est impossible ... " mais on peut essayer.

" N'insiste pas, je suis une femme mariée ... " mais viens quand même m'embrasser. Non pas la, LA.

" Je sais, moi aussi, on ne peut pas ..." mais c'est pas grave on va s'arranger.

" Brad-my-love, je t'en conjure arrête de me harceler ... " mais continue c'est si bon.

" Brad-Chéri, non, y'a trop de paparazzis dans la rue ..." mais attends je creuse mes joues et rentre mon ventre.

" Brad-Choo, Angie veut me péter la gueule ... " mais je lui ai envoyé Msiou.

" Soyons raisonnable ... "  mais ouiiiiiiii viens ... je sens que ça vient.

" A trois mille, on raccroche ... " mais non toi d'abord, pouf pouf pouf ...

" Braaaad, c'est beaucoup trop il ne fallait pas, ce solitaire est magnifique ... " mais t'as pas les BO qui vont avec ?

J'ai donc refermé doucement et dans un soupir profond la porte de nos ex-futurs amours cachés.

Moi en couverture de People, mais t'imagine un peu la tête de ma Belle-Mère !

Moi en jogging sur Public courant devant le Capitol, camouflée sous la capuche de mon sweat, entourée de bodyguards ... Ok implausible !

Moi dans une robe de grand couturier ... ah font pas dans ma taille ?

Moi marâtre de 3, 4, 5  autres enfants ? NAN, ca, ça va pas le faire. Haaaaaa, y'a le staff de nanny qui va avec, alors pourquoi pas !

Pourtant je sais bien que Brad aurait eu besoin de changer d'air. Toutes ces tensions, ces tournages ... cette vie a 1000 a l'heure.

Après ses histoires avec Jennifer, maintenant avec Angie, ces frictions dans leur ménage, je suis femme et je sens ce genre de choses ... j'étais tout a fait le type de nenette qui lui fallait pour se poser un instant.

La seule qui aurait pu lui demander d'arrêter de se faire des mèches de teenager des années so 80' et de me présenter George pour mon amie Mrs Clooney qui n'a jamais vu le loo de son Nespresso de husband.

Une trop petite histoire de 6 semaines, folle et passionnante.

J'aurais été ravagée, c'est certain, mais j'aurais mené avec force la mission qui m'eut été confiée. Puisque c'est sur, Brad aurait flashé sur moi des la première seconde a la sortie de l'école dans mon treillis, perchée sur mes talons aiguilles, perdue boudinée dans une tunique noire, lunettée façon star ... la seule l'unique passion cachée de son tournage dans la plus weird des villes texanes.

Non, cet amour est impossible. Je dois être raisonnable et me refuser a lui. SOUPIRS.

j'ai remisé les talons hauts, chaussé mes ballerines , enfilé ma paire de jeans usés, mis a la hâte un truc-top et suis repartie dans ma petite vie, toujours en retard a la sortie de l'école, coiffure en vrac ( j'ai vraiment un problème de mèche rebelle ) et Rimmel débordant.

Pourtant c'était bien parti.

Lui en tournage ici, en bon Papa, les enfants suivent. Maadox qui aurait du être scolarisé dans l'école des pieuvres. Mini Ballerina aurait lourdé Blake son chéri du début de l'année, fait du gringue a Maadox et hop ... finger in the nose.

Non, cette venue dans mon Texas aurait bouleversé beaucoup trop de choses.

Finalement ce connard d'hôtel construit devant l'école avec vue directe sur la cour de l'école, nid a paparazzis, a entravé la venue du petit garçon et sauvé ma vie paisible de ménagère de - de 40 ans.

Voila pourquoi la love story entre Brad et moi n'a pu commencer.

Mais avoue, que ça t'en aurait bouché un coin, non ?

mercredi, 20 février 2008

Agonie du jour dans la nuit blanche

Il y a des peines qui ne se racontent pas, au mieux, qui s'effleurent.

Ce matin, je poserais volontiers mon pochon de chagrin, dissimulée derrière mes grandes lunettes de foire. Je tenterais bravement de cacher cette peine immense, mais je n'y arriverais pas.

Il y a des peines qui ne peuvent se ravaler, au mieux, s'étouffer au fond d'un grand mouchoir.

Ce matin, je m'arrêterais volontiers sur mon chemin détrempé pour respirer. Je suis déjà arrêtée et je ne respire plus.

Il y a des peines qui ne peuvent se crier, au mieux, se murmurer

Ce matin, je partagerais volontiers. Un regard, une parole, un geste amical, compassion, curiosité, certainement, une épaule, un bras, suffiraient a me faire tomber. Je vacille, je suis déjà tombée.

Il y a des peines qui sont inconsolables et qui ne se racontent pas.

Ce matin, on m'a coupée en mille. J'ai bien trop mal pour me cacher. Tripes a l'envers. J'admire de loin, je déteste cette volonté et cette rigueur le coeur au bout des lèvres.

Le temps ne fait-il pas tout ? Je ne peux plus rentrer.

Il y a des peines qui passeront mais d'autres non.

Il y a des peines que l'on refuse.

Il y a celles qui se taisent, celles qui t'accompagneront encore un moment, toujours trop long.

Il y a celles qui sont plus dures que d'autres et celles qui ne se contrôlent pas.  

Il y a des peines qui ne se racontent pas, au mieux qui s'effleurent.

mardi, 19 février 2008

Seesmic ou comment je m'eclate dans ma reality-virtuelle

Dimanche, Cisco nous faisait découvrir sur Seesmic un non-tube guadeloupéen " Déchiré culotte ". Le titre ? Un poème a lui tout seul !

Les moments partagés en live avec KDFA , Miss Chacha & Karmelito et Marsha furent forts joyeux. Il fut question de défilés de perruques, de lunettes, de tête de Caribou made in China, de cornes de longhorn, de grignotages de tortue et ragoût de dauphins, tout un programme.

Lundi, l'un des sujets de Seesmic était " Seesmic ? mouais ? bof ... ". Titre pas du tout alléchant, j'ai juste lu mais pas regardé. Sujet balancé pourtant par le le racoon grandeur nature himself . J'aurais du me méfier et lancer la première vidéo, j'aime beaucoup l'animal. Quelques trentaines de posts plus tard, curiosité faisant, je remontais la timeline quatre a quatre et je m'engouffrais dans le thread. 

Le sujet a réveillé en moi des interrogations et des constatations aussi diverses que variées. Ou il est question de vraie life, de no-life, de virtualité, de connections et d'incompréhension de la part de nos extérieurs proches pas souvent addicts de toutes ces virtuo-réalités.

Je ne vous apprendrais rien en vous parlant de la non-existence de ce blog auprès de mes proches, enfant caché de Sblabla. Et je me doute de la précarité de son asile. Pas certaine d'être lue avec régularité par celles qui en ont l'adresse, quelques meilleures amies de vie. Mais peu importe. Mini trashy ne me demandait-elle pas innocemment, il y peu, ce que j'écrivais dans mon blog. Me rendant balbutiante, rougissante. J'ai lance sans frémir une opération carambar digne de ce nom. Que ? Quoi ? Plaît-il ? Un blog ? Moi? Non ? Continuant l'enlisement dans ma bouse en lâchant une pathétique a la " Ma chérie, tu vois cette bouteille de lait ... " sous l'oeil goguenard de H. Vas-y Chéri, tiens moi la tête sous l'eau pendant que je me noie. M'en suis sortie dans une foireuse explication de racoon saloon lieu de rencontre des Francofous de Seesmic sur Skype dont le nom changeait avec régularité et la BINGO c'était la semaine Blabla de nana ... vous suivez ? Non, eh bien c'est pas grave. Mais la, encore une fois, je suis hors sujet.

Bref, revenons a la conversation lancée par Amstramgram. Touchée en plein coeur, car la life, la virtualité, les rencontres, la recherche des autres, les différences, cette création d'intimité avec tous ces inconnus sortis de nul part, moi, ça me plaît.

J'ai toujours été en demande. Naguère, je traînaillais sur le Minitel et ses sites 3612 ... Un manque a combler ?  Don't know. C'est tout simple, j'aime ça, regarder, partager, sourire, prendre soin, écouter, parler.

Hier, c'était la première fois que j'avais envie de parler de cette furieuse envie d'aller au delà, au devant de ces autres, de les apprécier et de trouver ça formidable. Les déclarations ne sont pas mon fort, je préfère me cacher derrière une poutre ou camoufler le tout a coup de dérision made in Blabla. Terrible envie, mais peur au ventre aussi, complexité de la racoon.

Comment expliquer cet engouement a mes proches ?

Par deux fois, "on" m'a demande si je faisais une dépression !! Non, du tout, je passe juste mon temps devant un écran avec d'autres que vous. C'est diffèrent, pas mieux, différent. Lieu d'échanges, pas de blabla, ni de ronds de jambe. Du libre-service. Tu passes la tête par la porte, tu entres, tu t'installes, tu observes, tu écoutes, tu as le choix de réagir ou non et de partir aussi. Pas ou peu de jugements, tu es libre. Le truc c'est qu'il y a toujours du monde et un véritable bonheur de se retrouver qui est partagé. Pitreries souvent, gourmandises de potaches ... les masques tombent petit a petit, nos envies, nos peurs, nos interrogations, mais plutôt en off dans le racoon saloon. Pas si facile de se mettre sous sa cam et de parler vraiment, alors, pour le moment on joue.

Le wall, vous ai-je parle du wall ???  Le wall en live des francofous, chacun dans sa petite case comme dans l'Académie des 9, casque aux oreilles, on se regarde, on se parle, on s'écoute, un loft virtuel. Il y a ceux qui se réveillent, ceux qui tentent de cuisiner, celle qui fait faire les devoirs, celui qui racavatarise, celle qui joue avec sa chatte, celui qui porte des pyjamas Cubitus, celui qui travaille, un artiste, une lunettée dissimulée ... un monde parallèle.

Hein ! Va expliquer a ton mari que la c'est pas le moment, quand il te retrouve maquillée comme une pute, perruque, essoufflée, rouge d'excitation en plein tournage play-back de chanson. Demande gentiment a tes enfants de ne pas toucher a tes accessoires, de ne pas faire trop de bruit pendant que tu travailles ! Ou que tu as rencard pile au moment du dîner ...

Seesmic, c'est juste une tuerie. J'aimerais juste parfois être plus ou un peu moins. Mais je sens que ça vient.

Je sais post long, pas concis pour un sou, pas très clair non plus. Mais ce n'est pas évident a expliquer. Venez, juste pour goûter et restez si vous aimez.

 

Pluggee a la puree pure beurre

Des idées plein la tête, des nouveautés a montrer et a venir, des choses a partager, des réflexions. Des journées bien remplies a l'intérieur, des instants plus courts que d'autres, quelques trop peu mais des beaucoup a venir.

Je sais, c'est charabia pour vous, mais je ne ferais pas mieux, ni plus limpide. J'ai des bricoles a serrer contre moi, juste pour moi, des surprises, du bonheur, je vais finir par croire que je le vaux bien !

En dehors de toutes ces nébuleuses, je seesmic de plus belle, je skype follement et je twitt a mort. Restée connectée, pluggee toujours et encore. Plus fort. Je ne pensais pas du tout en arriver la.

Après ce changement de bannière, cette nouvelle clarté dans mon monde virtuel semi-réel, coachée-serrée-aimée, je me mets en mode suiveuse de directives car je patauge grave dans la semoule quand il s'agit de bagatelle de blog ou meme de bagatelle tout court.

Nom de domaine fraîchement cueillit et offert délicieusement, Blabladenana sera bientôt ou est deja doté de son dot com. A vos tablettes, changez tout. Abandon probable de plate-forme, rien n'est encore décidé - mode mash-potatoes, toujours sur ON - une offre d'un autre hébergeur vient d'arriver, a voir.

J'ai embêté les francofous, demandé conseils et mode d'emploi pour finalement continuer a tourner en rond, a humer, a tergiverser sans grande conviction. Ces non-prises de décisions m'accablent. En ce moment c'est ça pour tout. Des "tu crois", des "tu préfères" a tire-larigot, gnagnagna ...

Mode mash-potatoes OFF. Yeah ! J'ai fait un puits, tu viens mettre ton beurre en chantant le refrain ?

  

La partie seesmic s'est perdue dans une fausse manip' de ventre cramé au laptop. Le reste des réjouissances sera pour demain, peut-être même une vidéo.

 

samedi, 16 février 2008

Mother on strike

Ça y est la machine infernale s'est mise en marche.

Fébrile, j'entends au loin les grincements du mécanisme.

Je suis passée en noir et blanc. Glacée, aux sentiments épars.

C'est bien la première fois qu'un déménagement me coûte a ce point. Serait-ce parce que j'ai eu tout le loisir de m'y préparer ? J'ai du temps. J'ai eu du temps, beaucoup trop de temps. Me manquait l'envie, me manque encore l'envie. Too bad !

Je me retrouve acculée comme cette petite crasse abandonnée dans l'angle du mur. Grossièreté des choses mises en attente. Vulgarité de la prise en main.

Bras qui tombent, épaules douloureuses, gorge comprimée, poings serres, ras le bol habituel de la DH qui revient au galop. Ce n'est pas le moment pourtant. Prendre le large avant la débâcle ? Mettre les voiles devant le je-m'en-foutisme qui caractérise mes mollusques familiers ? Le chant des sirènes n'a aucun effet sur moi.

Courage fuyons.

La dame est en grève, je passe le relais, le témoin, je ne suis plus dans la course. STOP. Poing de cote. File moi de l'eau de Javel ça va me réveiller.

Nerveuse, j'entends cette mécanique au loin, prête a m'avaler.

Cette fois, peut-être juste pendant quelque temps, ne comptez pas sur moi.

J'ai les yeux cernes, le muscle mou et douloureux, la chaire affaissée de la femme fatiguée. Engrenage diabolique, altération du rouage.

Y'a du NO-WAY dans mon palais. Je me suis mise en grève. Plus de bras plus de chocolat.

jeudi, 14 février 2008

Come-on, don't shush me !

Bon, je suis déçue. Les règles de la vie courante, une fois de plus, s'appliquent ici. Vraie vie ou vie virtuelle ... finalement même combat.

Je pensais naïvement que je pouvais créer l'émotion du haut de mon petit mètre soixante huit, même pas. Incompréhension, insatisfaction et frustration dans mes écrits. Surtout ne pas surprendre, ne pas perturber, rester dans son sillon. Ça me navre. Il faut toujours être dans sa case. I hate this. Take a break.

Pas envie de développer, juste amère dans ma réalité. Déçue.

Sensibilité a fleur de peau depuis quelques temps ? Pas plus que d'habitude.

Anyway. Mini-vomit.

Demain c'est la Saint Glinglin, journée de fête dans l'école des pieuvres, joie et bonheur dans leurs petits coeurs de belettes. Je boycotte le machin a ma façon. Ça va poutrer dans les chaumières rassurées du bonheur ambiant !

Ce soir, Belle des Champs a décore avec amour la maison, joli chemin de table en coeurs de Canson multicolores, cartes de St Machin qui s'ouvrent en 3D et qui s'éclatent d'un diablotin en forme d'amour. Mini Trashy quémande des dollars pour m'offrir un truc qui meurt en 24H ( cette enfant est bien mienne ... bien pudique et très brutale ). Les deux dernières suivent le wagon du bonheur. H a du faire quelques achats sur internet, j'ai peur ! Ça pu le dessous sessuel a plein nez ... je raconterais si c'est drôle.

Nous ne sommes pourtant pas des feteurs de dates et ratons avec régularité nos anniversaires de mariage, alors cette année, l'arrivée de la Ste Bidule dans ma casbah me rend perplexe. 

Pas envie de ça, pas besoin, même si l'idée et les attentions sont agréables. 

De mon cote, rien, normal, au moins c'est clair. Bien la mère de cet enfant.

Rien de nouveau sous mon ciel texan, mise en vente du cabanon a la fin du mois. Le sol est de plus en plus chaud, le séisme - je n'ose parler de scission - mais j'y pense, n'est pas très loin, enfin j'imagine.

Arrivée dans mon foyer du legendary Barney dont je rêve piquer les répliques, je me régale.

mercredi, 13 février 2008

En fait c'est pas ce que je voulais dire mais la j'ai un gout de craft dans la bouche

Non, non, non, non et non.

Non, je n'irais pas, non je ne lirais pas. NON

 

C'est fait. C'est bon, exactement ce que je voulais.

 

Non, non, non, non et non.

Non, je n'irais pas, non je ferme les yeux, je n'entends plus, je ne vois déjà plus rien, non je n'imagine même pas, non. NON.

 

C'est fait. C'est bon, exactement ce que je voulais. 

 

Pas de laptop qui brûle les cuisses, pas de messages codes, pas de batterie affolée, pas de crises d'angoisse aiguë, pas de respiration coupée, pas de sac en craft, pas de sourires en coin, pas de bras, pas de colère, pas de déception, pas de frustration, pas d'idées éparpillées, pas d'analyse de maux, pas de lendemain, pas d'avenir.

C'est simple comme hier mais complique comme demain. 

Dissimulée, camouflée, planquée, éloignée, oui, oui et oui. Coups de pied dans la porte, claquée, vite fait bien fait, enfermée a double tour, les fenêtres grandes ouvertes.

So easy.

 

Faire le vide et mourir. Ne pas penser, ne pas remuer. Rouler a tombeau ouvert. Hurler en silence ?

C'est trop dur. C'est trop loin.  

 

On pourrait jouer a on dirait ?

Trop tard.

L'air de rien est de plus en plus dur a gérer, les journées sont cruelles, les moments propices et destructeurs. 

Ne jamais penser après 23h, ne jamais écrire ses abandons. Reprendre son souffle, air de rien, pas chasses, lalalalalalalalalalala, dégagée, fluide des rangers aux pieds.

 

Trop vite, trop fort, je ne le suis que trop bien ce rythme.

Je n'arriverais jamais a l'heure sur le quai, je suis déjà paralysée muette et maladroite. Bêtasse a la ramasse. Je suis une handicapée du verbe et de l'action.

Me manque ce foutu truc anodin de départ, cet anonymat, cette découverte banale, manque la mêlée, manque l'arène, manque les coups d'oeil en coin, manque l'arrivée, manque la première surprise, cette petite chose qui titille timidement.

Truc de rien sur lequel j'aurais pu me poser plus sûrement. Je peux me raccrocher a ça ? Non ? Quoi ? J'entends pas, j'ai les yeux fermés.

 

C'est tellement bon.

Une idée de qui déjà ?

lundi, 11 février 2008

J'ai 15 ans et je vais en Harley a la fete foraine de mon quartier

Drôle de semaine. Pleine d'emotions vives et lointaines.

Du connu reconnu mais trop longtemps oublié. A l'intérieur, un joyeux et surprenant bordel. Ça monte et ça descend. Agréable et violent a la fois, ça dépend.

Diabolique.

J'explique ?

En vrai, c'est comme être au triple galop sur un cheval, sur une plage déserte.

Bon d'accord le sable tout ça c'est un peu too much, je te l'accorde. Genre image flouée a la David Hamilton, yeurk trois fois yeurk. T'as raison, ça peut coller la nausée, en plus, je déteste les robes virginales et les blondes-shampoing-Timothee. Focus plutôt sur le triple galop, attrape direct la crinière, cramponne toi, tu verras, t'as peur, mais c'est bon. Si c'est trop fort, change d'image, essaie avec les vibrations d'une Harley entre tes cuisses. Pas un scooter hein, c'est pas assez puissant, passe direct en Harley, fais moi confiance, je sais ce que je dis.

Ça ne te parle pas plus ? C'est que tu ne t'es pas laissé faire.

Allez, je t'emmène higher. Je vais te faire goûter, mais juste goûter, parce que cette émotion est mienne. Râle pas, je suis déjà bien sympa de t'en révéler une infime partie, mais c'est juste pour te rappeler combien c'est bon et te donner envie.

 

Laisse toi faire.

Ferme les yeux.

Vraiment. Ferme les.

Pose tes mains sur la barre en mousse de mon roller coaster.

Et imagine.

Tu viens d'arriver tout en haut du grand huit de ma fête foraine.

Plus un bruit, juste une brise légère, douce et caressante qui soulève quelques mèches de tes cheveux.

L'instant ? Une éternité ...

L'air se raréfie, le ventre se serre, souffle court.

Juste cet instant et rien d'autre.

Pas de descente encore, déguste lentement ce vertige, cet étourdissement et profite. Parce qu'il est unique.

Unique et précieux. Une chose fragile a lover contre soi et même a l'intérieur.

 

Demain je te parlerais peut-être de la descente mais seulement si tu es prêt, parce que la, j'ai du mal a respirer, le galop, la vitesse, tout ça, j'ai encore du mal a gérer. Alors toi, je peux comprendre, tu viens d'arriver.

Et puis, si c'est vraiment trop pour toi, on changera de manège ou je te parlerais d'autre chose, un truc genre ton premier baiser.

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